Si on excepte la Nes, le Virtual Boy et la (ou plutôt le) Game Boy, toutes les consoles
Nintendo ont eu droit à leur
Mario Kart . Une bonne chose tant la formule ne semble pas vouloir vieillir au point que chaque nouvel opus est l'occasion de rameuter du monde pour des parties endiablées, prétexte à quelques fous rires jusqu'à souvent trop tard dans la nuit. Dernier né de la saga,
Mario Kart 7 a bien l'intention de faire à nouveau craquer des millions de joueurs. Et il en a les atouts.
On ne sait pas vraiment ce que pourrait apporter une révolution dans la recette
Mario Kart , mais une chose est sûre, elle ferait scandale.
Nintendo ne cherche donc pas à bousculer nos habitudes et nous offre donc un épisode classique mais diablement réussi, dont la cartouche reviendra souvent dans la console, même dans quelques années. Non, rien de change, on a toujours droit à un jeu de course qui demandera rapidement une bonne maîtrise du pilotage, avec de belles courbes à attaquer si possible avec un beau dérapage qui nous offrira deux niveaux de boost en le maîtrisant suffisamment longtemps, de quoi briser toutes tentatives de snaking qui avaient rendu fou les joueurs DS qui « osaient » ne pas le pratiquer en ligne. On sera également content d'assister au retour des pièces jaunes, toujours dissimulées à des endroits plus ou moins stratégiques sur le parcours et qui nous donneront l'occasion d'augmenter peu à peu notre vitesse, avec tout de même un maximum de dix pièces pour éviter les abus.
Bien entendu,
Mario Kart ne serait pas
Mario Kart sans ces items et afin d'assurer le meilleur équilibre qui soit, les développeurs ont revus à la baisse le choix pour n'offrir que les indispensables : carapaces vertes et rouges, banane, champignon classique de boost, champignon doré, canon, étoile salvatrice, carapace bleue ne visant que le premier de la course (quitte à dégommer tout le monde sur son chemin), mais également la fleur et la queue de tanuki pour repousser items et concurrents. On rajoutera à cela le fameux item 7, offrant tout simplement sept items d'un coup (les meilleurs) sous la forme d'une roulette. Et comme à chaque fois, plus vous êtes mal placé dans la course, plus les bonus seront intéressants pour vous permettre de remonter plus rapidement. En revanche, si vous êtes un habitué de la pôle position, il faudra vous contenter de banane et carapace verte.
Les retournements de situations sont donc toujours aussi nombreux, et la première place est généralement celle où vous avez le plus de chance de morfler, sauf si vous êtes un pro du pilotage, vous laissant une telle avance que même un combo carapace bleue + rouge n'a aucune chance de vous inquiéter. Mais pour cela, il faudra non seulement savoir jouer du stick mais également connaître les parcours par-coeur et croyez-le, il y aura de quoi faire avec ce nouvel opus tant les seize parcours savent parfois se montrer très riche en raccourcis, aidé par l'ajout du deltaplane, auquel on rajoutera les petits passages sous l'eau qui, à défaut de changer grand-chose au gameplay, apporteront un peu de variété. A ces seize parcours, répartis en quatre coupes, on en rajoutera seize autres, tirés comme à chaque fois des précédents épisodes. Dans l'ensemble, la sélection est plutôt bonne et on sera agréablement surpris de retrouver le circuit arc-en-ciel de la Snes. Un bon point : l'ensemble de ces circuits retros a été modifié avec l'apport de raccourcis et utilisation du deltaplane.
Si le jeu se montre donc carré et incarne pour le coup l'un des meilleurs opus de la série, il garde néanmoins quelques uns des principaux défauts, à savoir un certain manque de vitesse dès qu'on passe en dessous des 150cc, et surtout un contenu solo vraiment trop chiche. Finir l'ensemble des coupes dans tous les modes de difficulté ne nous prendra longtemps pour peu qu'on soit un vieux baroudeur de la série, et on peut dire qu'on s'ennuie un peu de ce coté, surtout qu'il n'est même plus possible de se lancer dans des courses rapides juste pour s'entraîner un peu sur un parcours en particulier. Un constat d'autant plus triste quand on repense à l'épisode DS et son mode mission qui était un bon premier pas vers le changement. Reste heureusement le mode contre-la-montre, avec des fantômes à s'échanger en street-pass, mais également d'autres à récupérer en spot-pass, toujours l'occasion de tenter de briller un peu plus, en continuant à ramasser des pièces sur les parcours pour débloquer personnages et pièces d'équipement pour changer les caractéristiques (visuelles et techniques) de nos bolides.
Bon, passons au mode multijoueurs, un peu le point essentiel du jeu, celui qui nous fera tenir jusqu'au prochain épisode, sinon plus. On retourne aux courses à huit, contre douze sur Wii, avec l'absence totale de frame-rate en local comme en ligne. Une aubaine. Signalons que dans le premier cas, le partage de jeu reste toujours d'actualité pour permettre d'y jouer à plusieurs avec une seule cartouche. Pas de radinerie cette fois puisque ce système nous laisser jouer à l'ensemble des coupes et au mode bataille, avec pour seule restriction le fait que le joueur sans cartouche incarne un Maskass. Du coté du jeu en ligne, la possibilité de créer une communauté est toujours sympathique, mais il serait vraiment temps que
Nintendo se bouge le fondement pour proposer quelque chose d'un peu plus agréable que des phrases pré-enregistrées et des codes amis. Vous voulez créer votre propre tournoi, avec des courses sélectionnés à l'avance, à une horaire et date indiquée ? C'est possible. Mais il faudra pour cela passer par des forums ou blogs pour organiser tout cela tant le service manque d'options. Tout juste est-ce un exploit d'avoir droit à un top des meilleurs joueurs (ou des plus actifs, c'est selon) pour chaque communauté.
Conclusion : Mario Kart 7 est l'un des meilleurs opus de la saga, ce qui est déjà pas mal. Ce ne sera en revanche pas celui qui démentira le fait que les développeurs font parfois preuve de fainéantise en se reposant toujours aussi bien sur des acquis. On ne demande pas de révolution ou de paris risqués, juste quelques améliorations par-ci par-là , particulièrement du coté du jeu en ligne. Dommage car si ce dernier point aurait été davantage peaufiné, avec pourquoi pas aussi un contenu solo plus imposant, on aurait presque tenu le Mario Kart parfait.
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